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Mise en situation discrimination à l'examen civique : 6 cas expliqués

Mise en situation discrimination à l'examen civique : embauche, logement, injure raciste, grossesse. 6 cas corrigés et la méthode pour répondre.

Rédaction Civique FR · · 8 min de lecture

Mise en situation discrimination à l'examen civique : 6 cas expliqués

Une mise en situation sur la discrimination décrit une scène où une personne est traitée moins bien qu'une autre à cause de son origine, de son sexe, de sa religion, de sa grossesse ou de son orientation sexuelle. À l'examen civique, vous devez choisir la réaction conforme à la loi. Ce sujet revient souvent, parce qu'il touche à la fois aux valeurs de la République (l'égalité) et aux droits et devoirs. Cet article explique six cas de mise en situation discrimination à l'examen civique, avec la règle qui donne la bonne réponse.

Ces cas complètent notre guide des mises en situation de l'examen civique, qui présente la méthode générale. Pour savoir où vous en êtes, faites d'abord le diagnostic gratuit carte de résident. Civique FR est un outil d'entraînement indépendant, sans lien avec le ministère de l'Intérieur.

Qu'est-ce qu'une mise en situation sur la discrimination ?

Une mise en situation sur la discrimination est une question de l'examen qui raconte une scène concrète, puis vous demande si un comportement est permis et à qui s'adresser. Elle ne teste pas une date ou un chiffre. Elle teste votre compréhension d'un principe : toutes les personnes sont égales devant la loi.

L'examen compte 40 questions, dont 12 mises en situation : 6 sur les principes et valeurs de la République et 6 sur les droits et devoirs, selon l'arrêté du 10 octobre 2025. Le ministère ne publie pas ces questions. Les six cas de cet article sont donc des exemples originaux, écrits par Civique FR à partir des règles officielles.

Le principe d'égalité, en une phrase

La discrimination est le fait de refuser un droit, un emploi, un logement ou un service à une personne à cause de ce qu'elle est (origine, sexe, religion, grossesse, orientation sexuelle, par exemple). En France, c'est un délit. L'article 1er de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 le dit déjà : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. »

À retenir : à l'examen, une réponse qui accepte une différence de traitement fondée sur l'origine, le sexe ou la religion est toujours fausse.

Les règles de base contre la discrimination

Les mises en situation sur la discrimination reposent sur quelques règles simples. Le tableau ci-dessous les résume, avec l'acteur à contacter.

Situation Règle Qui contacter
Un employeur refuse un candidat à cause de son nom ou de son origine La discrimination à l'embauche est un délit Défenseur des droits ; plainte
Une salariée est licenciée parce qu'elle est enceinte Discrimination interdite Conseil de prud'hommes ; Défenseur des droits
Une femme gagne moins qu'un collègue pour le même travail « À travail égal, salaire égal » Employeur, puis prud'hommes
Un propriétaire refuse de louer à un couple de même sexe Discrimination (orientation sexuelle) Défenseur des droits
Quelqu'un vous insulte en ligne à cause de votre origine Injure raciste = délit Signalement PHAROS ; plainte
Un usager refuse d'être reçu par une femme Égalité : on ne choisit pas son agent Le service applique la règle commune

Le Défenseur des droits est l'autorité indépendante qui aide les victimes de discrimination. Les fiches officielles Droits fondamentaux de la formation civique présentent ces règles. Notre fiche sur les droits fondamentaux les reprend pour l'examen.

Conseil d'examen : dans une question sur la discrimination, cherchez la réponse qui protège la victime et passe par une autorité (Défenseur des droits, police, justice). Les réponses « laisser faire » ou « se venger » sont fausses.

Les 6 cas de discrimination expliqués

Chaque cas suit le format de l'examen : une scène, une question, quatre propositions, une seule bonne réponse.

Cas 1 : le CV refusé à cause du nom

Youssef envoie le même CV que son ami Thomas pour un poste de vendeur. Thomas est convoqué, Youssef non. Le recruteur lui dit au téléphone : « Avec un nom pareil, les clients ne seront pas à l'aise. » Que peut faire Youssef ?

  • A. Changer de nom sur ses prochains CV.
  • B. Accepter : l'employeur choisit qui il veut.
  • C. Saisir le Défenseur des droits ou porter plainte : c'est une discrimination à l'embauche. ✔
  • D. Publier le numéro du recruteur sur les réseaux sociaux.

Pourquoi C ? Refuser un candidat à cause de son nom ou de son origine est un délit. L'employeur peut choisir le candidat le plus compétent, pas écarter quelqu'un pour son origine. La réponse D est une vengeance, pas une démarche légale.

Cas 2 : la salariée enceinte

Clara annonce sa grossesse à son employeur. Deux semaines plus tard, il la licencie en disant qu'« une femme enceinte coûte trop cher ». Que dit la loi ?

  • A. L'employeur a le droit de licencier pour raison économique.
  • B. C'est une discrimination interdite ; Clara peut contester devant les prud'hommes et saisir le Défenseur des droits. ✔
  • C. Clara doit d'abord demander l'accord de son mari.
  • D. Clara doit accepter, car elle sera absente quelques mois.

Pourquoi B ? Licencier une femme parce qu'elle est enceinte est une discrimination. Le conseil de prud'hommes juge les conflits entre salarié et employeur. La réponse C est doublement fausse : une femme n'a besoin de l'autorisation de personne pour défendre ses droits.

Cas 3 : l'appartement refusé à un couple

Marc et Julien, un couple d'hommes, visitent un appartement. Le propriétaire leur dit : « Je ne loue pas à des couples comme vous. » Ce refus est-il permis ?

  • A. Oui, le propriétaire est libre de choisir ses locataires.
  • B. Oui, si le logement est dans sa propre maison.
  • C. Non, c'est une discrimination liée à l'orientation sexuelle. ✔
  • D. Non, sauf si les voisins sont d'accord.

Pourquoi C ? Un propriétaire ne peut pas refuser un locataire à cause de son orientation sexuelle, de son origine ou de sa religion. Le mariage entre personnes de même sexe est possible en France depuis 2013.

Cas 4 : l'insulte raciste sur les réseaux sociaux

Awa publie une photo de sa remise de diplôme. Un inconnu écrit en commentaire une insulte contre son origine. Que peut-elle faire ?

  • A. Répondre par une insulte du même type.
  • B. Supprimer son compte et ne rien dire.
  • C. Faire des captures d'écran, signaler le message sur la plateforme PHAROS et porter plainte. ✔
  • D. Rien, Internet n'est pas soumis à la loi.

Pourquoi C ? Une injure raciste est un délit, sur Internet comme dans la rue. Les captures d'écran gardent la preuve. La plateforme PHAROS sert à signaler ce type de contenu. Répondre par une insulte (A) ferait d'Awa l'auteure d'un délit à son tour.

Cas 5 : le dessin qui critique une religion

Un journal publie un dessin humoristique qui critique une religion. Ahmed est choqué. Que dit la loi française ?

  • A. Le dessin est interdit, car il offense des croyants.
  • B. Le dessin est autorisé : critiquer une religion relève de la liberté d'expression. ✔
  • C. Ahmed peut obliger le journal à le retirer.
  • D. Le journaliste doit demander l'autorisation des responsables religieux.

Pourquoi B ? Ce cas montre la limite entre liberté et discrimination. En France, le blasphème n'est pas un délit : on peut critiquer une religion ou s'en moquer. En revanche, insulter ou appeler à la haine contre des personnes à cause de leur religion est interdit. La critique vise une idée ; la discrimination vise des personnes.

Cas 6 : l'usager qui refuse une agente

À la préfecture, un homme refuse d'être reçu par une agente et exige un agent masculin. Que doit faire le service ?

  • A. Lui trouver un agent homme pour éviter le conflit.
  • B. Lui donner un autre rendez-vous avec un homme.
  • C. Lui expliquer qu'il ne peut pas choisir son agent selon son sexe : l'agente le reçoit. ✔
  • D. Le laisser attendre qu'un homme soit libre.

Pourquoi C ? L'égalité femmes-hommes s'applique dans les services publics. Un usager ne choisit pas son interlocuteur selon son sexe ou sa religion. Ce cas ressemble à ceux de notre article Égalité femmes-hommes : les règles que l'examen civique vérifie.

À retenir : critiquer une idée ou une religion est permis ; traiter une personne moins bien à cause de ce qu'elle est ne l'est pas.

La méthode pour répondre à une mise en situation sur la discrimination

La méthode tient en quatre étapes, à appliquer à chaque question.

  1. Repérez la différence de traitement. Qui est traité moins bien, et pourquoi ?
  2. Cherchez le motif. Si la raison est l'origine, le sexe, la religion, la grossesse ou l'orientation sexuelle, c'est une discrimination.
  3. Trouvez l'autorité compétente. Défenseur des droits pour la discrimination, prud'hommes pour un conflit de travail, police ou gendarmerie pour une plainte, PHAROS pour un contenu en ligne.
  4. Éliminez les mauvaises réponses : celles qui acceptent l'injustice, celles qui demandent à la victime de changer, celles qui proposent une vengeance.

Cette méthode vaut aussi pour les scènes au travail, expliquées dans Mise en situation au travail à l'examen civique, et pour la laïcité dans Signe religieux : agent public ou usager, qui a le droit ?.

Conseil d'examen : si une proposition dit « c'est sa liberté » pour justifier un refus de service ou de logement, méfiez-vous. La liberté de chacun s'arrête là où commence l'égalité des autres.

Les questions fréquentes sur la discrimination à l'examen civique

Qu'est-ce que le Défenseur des droits ?

Le Défenseur des droits est une autorité indépendante qui protège les personnes contre les discriminations et aide dans les conflits avec un service public. Il intervient aussi pour les droits de l'enfant. Pour une situation précise, renseignez-vous sur service-public.gouv.fr ou auprès d'une association.

Une discrimination est-elle un délit ?

Oui. La discrimination est un délit puni par la loi, qu'elle se produise à l'embauche, dans le logement ou dans l'accès à un service. Une injure raciste ou un appel à la haine sont aussi des délits.

Combien de questions sur la discrimination à l'examen civique ?

Aucun texte ne fixe un nombre de questions sur la discrimination. Le sujet apparaît dans les 12 mises en situation (valeurs et droits et devoirs) et dans les questions sur les droits fondamentaux. Notre guide droits et devoirs à l'examen civique présente l'ensemble du thème.

Votre plan de révision

  1. Relisez le tableau des règles de cet article, puis la fiche droits fondamentaux.
  2. Entraînez-vous sur les scènes avec la fiche mises en situation droits et devoirs.
  3. Faites l'examen blanc gratuit carte de résident n° 1 en 45 minutes et vérifiez vos réponses aux mises en situation.
  4. Préparez votre mention avec le guide examen civique mention carte de résident.

Pour travailler toutes les mises en situation, la version Pro ouvre les examens blancs n° 2 à 10, l'entraînement par thème et toutes les fiches, pour les trois mentions. Les fiches officielles de la formation civique restent gratuites sur le site du ministère.

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